| Masque "la gorgone" |
Cette envie de créer mes propres masques m’est venue il y a plus de 3 ans, un soir, après avoir vu un reportage sur le carnaval vénitien. Je trouve ces objets fascinants, presque inquiétants, on se cache, on s’invente derrière eux, on ment. Le port de masque n’est, à mon sens, pas réservé aux carnavals ou aux fêtes costumées, c’est plutôt une occasion de se réinventer, de s’oublier, il est comme une seconde peau. Il peut aussi tout simplement être le détail d’une belle parure, dans ce cas il devient bijoux et sublime le regard. Le masque n’est pas pour moi qu’un simple objet de décoration, il porte en lui une histoire, une symbolique que lui donne son créateur. C’est pour cela que toutes mes créations sont uniques puisque je me refuse d’acheter dans le commerce des décorations pour mes masques, mais les trouvent dans des greniers, des brocantes, on me le donne bien souvent. Je recycle de nombreux vieux bijoux avec grand plaisir. Les décorations du masque ont leur propre histoire, qui détermine souvent le nom que je donne à mes créations.
| Masque "Chat du désert" |
Mes inspirations sont diverses et viennent souvent, comme dit précédemment, de l’impression que me font les objets de décor que j’utilise. C’est souvent d’eux que je pars pour créer mon masque. Je n’ai pas de style propre, mais des amours variés comme le romantisme noir, le baroque, la mythologie grecque depuis petite… Je ne m’enferme pas dans une ligne de création, bien que fascinée principalement par le sombre, la mort, le sublime, le mythe, comme bon nombre d’entre nous.
| Masque "Nuit d'automne" |
L’art du masque est un long travail qui demande beaucoup d'application et de patience. Il n'est pas, à ce que l'on pourrait penser, limité ni par sa matière ni par sa forme.
Le procédé est simple, et consiste à construire un masque en bandes de papiers trempées dans une colle spéciale (dont chaque atelier a le secret) et de l’appliquer sur un moule en négatif, comme celui-ci :
Cette opération est longue et demande beaucoup d’adresse, pour ne pas plier le papier ou le déchirer. C’est la plus longue opération dans la construction d’un masque. Il est ensuite décoré de diverses façons, ou sculpté.



